Sédhiou//AAJAC/COLUFIFA en croisade contre la malnutrition chez les enfants, le chômage pour atteindre l’autosuffisance alimentaire dans le contexte de changement climatique

L’AAJAC/COLUFIFA (Association Africaine Jeunesse Agricole et Culturelle / Comité de Lutte pour la Fin de la Faim), une organisation paysanne crée en 1974. Elle a fait face à la presse, ce mardi pour informer sur les activités déroulées sur le terrain depuis des années. C’est en marge de ses rencontres qui réunissent tous les relais, qui se tiennent périodiquement chaque  25 du mois. L’objectif est de faire le bilan la situation, de recueillir les contraintes des agents sur le terrain, de leurs proposer des solutions. Mais également informer l’opinion de leurs activités dans les différentes zones d’intervention ont expliqué respectivement Djibril Baldé et Bacary Mandiang, président et coordonnateur de la dite association.  

 

Cette association à 88% de femmes qui s’active dans la microfinance, le maraîchage, la santé entre autres activités a mis en place un projet PASAN (projet d’amélioration de la sécurité alimentaire et de l’état nutritionnel des couches vulnérables) pour atteindre l’autosuffisance alimentaire dans le contexte du changement climatique.

 

« Un projet d’aide à la sécurité alimentaire par le renforcement de l’organisation matérielle des femmes. L’améliorer la gestion organisationnelle mais aussi financière de l’association. L’autre objectif est d’optimiser l’utilisation des aliments locaux à haute valeur nutritive, et également mettre en place des systèmes d’atténuation et d’adaptation aux changements climatiques. De renforcer la capacité de plaidoyer de l’a dite association pour répondre aux besoins de ses membres » a informé Ali Mansaré, gestionnaire du projet PASAN.

 

Il dresse un bilan à mi-chemin très concluant du projet en cours depuis 2017  qui est à dix mois de la fin.

 

« Parce que nous avons eu à cocher les organisations dans les volets développement institutionnelle, avec des actions de sensibilisations, mais aussi leur montrer les mécanismes à faire pour franchir toutes les étapes afin d’aboutir à une formalisation. Au départ on était à 06 unions formalisées, aujourd’hui on est à 11 unions sur 17 formalisées, soit par l’union soit par ses groupements » a-t-il ajouté.

 

Dans le volet du changement climatique,  l’association collabore avec l’Anacim. Actuellement tous les relais dans toutes les zones où ils sont reçoivent des SMS pour informer régulièrement les producteurs des précipitations pendant l’hivernage.

 

« Les sensibilisations continuent également sur les feux de brousse, sur plusieurs aspects liés à l’agriculture dans le contexte du changement climatique appelé présentement l’agriculture intelligente. Les relais ont été formés à identifier les pluies utiles, parce que dans le contexte du changement climatiques on ne pas attendre certaines pluies parce qu’à force d’attendre on risque d’être trop en retard par rapport aux spéculations » a poursuivi Ali Mansaré.

 

A l’en croire, les relais ont eu des formations, qui les capacitent et permettent d’identifier les pluies utiles et de pouvoir conseiller les producteurs que c’est le bon moment de faire telle ou telle spéculation. Sur le plan de la nutrition, dans les villages dont intervient AAJAC/COLUFIFA l’association a une maîtrise de la malnutrition chez les enfants de moins de deux ans, les tout petits et les moins de cinq ans.

 

Toutefois l’association a constaté que pendant l’hivernage, le taux de malnutrition est beaucoup plus élevé que pendant les autres périodes de l’année. Onze (11) cas de malnutrition ont été pris en charge totalement avec succès.

 

« Nous travaillons en collaboration avec les postes de santé et d’autres organisations intervenant dans la nutrition.  Dans la première phase il y’a 1300 bénéficiaires dans le cadre des services de nutrition et dans la deuxième phase ont espère avoir 1000 bénéficiaires, avant la fin du projet on s’attend à 2500 bénéficiaires dans le cadre de la nutrition. Quand les enfants sont en difficultés pondérales, on prépare ces farines enrichies qu’on met à leur disposition. Et on arrive à les récupérer, on est parti jusqu’à plus de 400 kilos dans la première phase, et dans la deuxième phase on espère avec la contribution des relais arriver au moins à 1000 kilos de farine enrichie, préparée dans nos zones d’intervention » a-t-il rassuré.

 

Pour rappel, l’AAJAC/COLUFIFA est une organisation à but non lucratif, créée en 1974. Elle capacité 46 ans d’expérience dans le développement en milieu. Elle est située dans la commune de Faoune, arrondissement de Diaroumé, département de Bounkiling, région de Sédhiou, en Casamance sud du Sénégal. 
                                                                                                Manfred Kals:


A LA UNE

EN VIDEOS

Tous droits réservées ::: ©2014 | burabenews.net | burabenews@gmail.com
BURABE NEWS Sarl - Ziguinchor - +221 77 9383700 / 77 2028508